“J’ai mille colères” : Édouard Baer à cœur ouvert sur Paris

Édouard Baer dévoile sa nouvelle pièce, Le Journal de Paris, où il est ravi d’emmener le public dans cette ville vue à travers son œil. À cette occasion, il a accordé un long entretien au magazine Le Parisien Week-end, dont lequel il s’est confié à cœur ouvert sur la capitale

Comédien, metteur en scène, réalisateur ou encore animateur radio, Édouard Baer est un artiste accompli. Parisien dans l’âme depuis des années, l’homme-orchestre propose, depuis le 12 novembre dernier, un nouveau spectacle baptisé Le journal de Paris, au Théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris. Dans cette nouvelle réalisation, l’homme de 55 ans réuni des inconnus sur scène, croisés dans la rue, sur les réseaux sociaux ou sélectionnés lors d’auditions. Son but ? Donner l’occasion aux nouveaux talents et les mettre en avant afin de leur apporter de la visibilité.

“Tout ce qui fait trois minutes m’intéresse. Quelqu’un qui sait jongler, écrit un poème, qui veut chanter une chanson peut participer. C’est un mélange de music hall, de cirque : on rencontre des gens dans des métiers que l’on ne connait pas, et c’est une façon de les mettre en avant, de les prendre dans les bras”, a expliqué Édouard Baer dans les ondes de France Radio. Rappelons que ce spectacle est à découvrir au Théâtre de la Porte St-Martin jusqu’au samedi 26 décembre prochain.

“Il n’y a pas plus international que Paris”

Ce n’est plus un secret, Édouard Baer est un grand amoureux de la capitale,”é et est très honnête avec elle. Dans son interview pour le magazine du Parisien Week-end, l’acteur et metteur en scène s’est confié sur ce qu’il aime dans ce lieu unique avec tendresse. “Il n’y a pas plus international que Paris. C’est l’avantage des capitales. On y trouve des Parisiens à la Guitry, des gens qui viennent d’ailleurs. Mais aussi d’autres qui sont nés ici. On devrait tous s’approprier cette ville. J’aime l’envisager dans son universalité”, a-t-il fait savoir.

Malgré son grand amour pour Paris, celui qui est également scénariste, réalisateur et producteur de cinéma est tout à fait conscient des problèmes de la ville. Raison pour laquelle il a révélé avoir voulu la quitter un jour. “Mais je suis resté car ceux que j’aime vivent ici. Il y a des moments où on aime sa ville, d’autres où on s’en lasse, puis où on la re-aime… Puisque je ne pars pas, j’essaie de l’aimer à nouveau. Et ça ne veut pas dire tout trouver formidable. J’ai mille colères. Le fait que les familles nombreuses ne peuvent pas se loger à Paris, que la vie y est difficile pour les personnes âgées qui, avant de traverser, doivent regarder de huit côtés différents…”, a-t-il ainsi expliqué.

Avant de poursuivre : “Paris a encore de la grande quand on est nombreux dans les rues. Pour cela, il faut que la ville soit habitable, qu’on puisse s’asseoir dans l’espace public, s’installer dans des troquets en consommant une bière ou un café à un prix raisonnable. C’est important qu’il y ait encore des lieux où les gens puissent se rencontrer.”

Son mode de déplacement à Paris

Au cours de son interview, Édouard Baer n’a pas manqué d’indiquer que son mode de déplacement a également changé à Paris. “Je me suis longtemps déplacé à scooter, ce cheval du XXe siècle qu’on amenait à l’abreuvoir dans les stations service. C’est devenu plus compliqué… Il a fallu que je me réinvente.”

Toutefois, il s’est montré satisfait que certains endroits de la capitale permettent encore la mixité sociale, en donnant l’exemple du lieu dans lequel il fait son interview, le quartier de Bistrot des Halles. “On est au cœur de Paris : le prix du mètre carré est exorbitant, mais, dans la rue, il y a quand même une mixité sociale grâce au centre commercial des Halles et aux gares RER qui permettent de venir ici depuis différentes banlieues”, a-t-il déclaré.

Yamina Hamdoud

De nature très curieuse, j'aime suivre l'actualité et notamment le quotidien des célébrités. Passionnée par mon métier de Rédactrice web, j'ai à cœur d'informer le lectorat de la manière la plus simple et la plus précise possible.